Phytocène

Phytocène prend place dans un futur hypothétique où l’espèce humaine n’est plus. À l’image, nous découvrons une plante étrange poussant au milieu d’une clairière. Plus nous avançons dans la vidéo, plus le plan s’élargit, faisant apparaître des lumières sur pieds qui éclairent la plante observée, rappelant une installation d’interview.

Par les sous-titres, cette plante prend la parole, et nous décrit sa survie à l’époque de l’anthropocène, offrant ainsi un récit de cohabitation entre le monde végétal et les humains. Revisitant ainsi l’histoire humaine sous un angle qui ne met pas l’homme au centre, Phytocène aborde la crise environnementale et soumet son propre dénouement. Cependant, au sein de ce dernier qui évoque la disparition de l’Homme, la présence des pieds de lumière et la forme de l’interview proposent sans la nommer la survie d’individus.

Par le choix visuel d’un long dé-zoom, qui nous place face à cette plante, sans détour où plan de coupe, Phytocène nous pousse à écouter le récit de cette plante mystérieuse. Enfin, l’absence du personnage du journaliste, qui n’apparaît pas à l’écran ni ne pose de question, astreint le spectateur à cette position.

Phytocène, vidéo, 5’24 », chef opérateur Antonin Tanner, assistante caméra Alice desos