Botanique plastique témoigne d’un futur imaginaire où les plantes, pour s’adapter à un environnement altéré, auraient intégré nos déchets à leur structure biologique.
Elle s’inspire de ‘La botanique parallèle’ (1976), récit dans lequel Leo Lionni dresse, sur un modèle hyperréaliste, le tableau complet d’une flore inédite, chaque sujet végétal faisant l’objet de références universitaires, récits, anecdotes et dessins.
Les sculptures de Botanique Plastique reprennent les descriptions de ce livre, pour reproduire ces plantes fantastiques, en y ajoutant une structure en PVC souple permettant d’entrevoir leur anatomie interne faite de matériaux de récupérations, principalement des déchets plastiques.
Botanique Plastique ouvre ainsi une fenêtre sur un futur hypothétique, et invite à penser nos déchets en tant qu’objets, couleurs, formes et matières.


« Emma Durovray peint, dessine et sculpte des plantes imaginaires qui semblent venir d’un futur plus ou moins proche.
Leurs formes et leurs couleurs résultent d’une mutation subtile entre les espèces
végétales connues de tous·tes et les déchets industriels qui marquent de plus en plus les paysages. Inspirée par La botanique parallèle de Léo Lionni (1976), qui décrit dans son ouvrage une nature fantastique, l’artiste imagine une flore hybride adaptée et à l’image de la catastrophe écologique en cours. A l’interstice entre une vision utopique, où la nature persiste, et dystopique, où celle-ci est altérée par la pollution, les images d’Emma Durovray dépeignent un avenir terrestre bouleversé mais possible. »
Camille Martin




